2017

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100ème anniversaire de la révolution d'Octobre 1917, nouveau tract(3 août 2017)

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Comprendre la situation et les tâches des communistes en France en 2017 avec quelques citations :

Les nombreuses indications de Marx et Engels, fondées sur l'expérience du mouvement ouvrier anglais, (...) montrent comment la "prospérité" industrielle suscite des tentatives d'"acheter le prolétariat" (Correspondance, tome I, p. 136) pour le détourner de la lutte; comment cette prospérité en général "démoralise les ouvriers" (tome II, p. 218); comment le prolétariat anglais "s'embourgeoise" - "la nation la plus bourgeoise entre toutes [la nation anglaise] semble vouloir finalement posséder à côté de la bourgeoisie une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois" (tome II, p.290); comment son "énergie révolutionnaire" disparaît (tome III, p. 124); comment il faudra attendre plus ou moins longtemps "que les ouvriers anglais se débarrassent de leur apparente contamination bourgeoise" (tome III, p. 127); comment l'"ardeur des chartistes" fait défaut au mouvement ouvrier anglais (1866, tome 111, p. 305); comment les leaders ouvriers anglais deviennent une sorte de type intermédiaire "entre le bourgeois radical et l'ouvrier" (allusion à Holyoake, tome IV, p. 209); comment, en raison du monopole de l'Angleterre et tant que celui-ci subsistera, "il n'y aura rien à faire avec les ouvriers anglais" (tome IV, p. 433). La tactique de la lutte économique, en rapport avec la marche générale (et avec l'issue) du mouvement ouvrier, est examinée ici d'un point de vue remarquablement vaste, universel, dialectique et authentiquement révolutionnaire.” (Lénine, KARL MARX, Le Socialisme, 1914)

Dans les pays capitalistes, la démocratie petite bourgeoise, dont l'avant garde est représentée par la Il° Internationale et l'Internationale II 1/2, constitue à l'heure actuelle le principal soutien du capitalisme, car son influence s'exerce encore sur la majorité ou une partie considérable des ouvriers et employés de l'industrie et du commerce qui craignent, si la révolution éclate, de perdre leur bien être petit bourgeois relatif, fondé sur les prérogatives dispensées par l'impérialisme. Cependant la crise économique croissante aggrave partout la situation des larges masses; cette circonstance, ajoutée au fait de plus en plus évident que les nouvelles guerres impérialistes sont inévitables avec le maintien du capitalisme, rend ledit soutien de plus en plus précaire.” (Lénine, III° congrès de l'Internationale Communiste, 1921)

Nous ne pouvons détourner les masses des partis libéraux, tant que ceux-ci n'ont pas eu l'occasion de se ridiculiser dans la pratique, en arrivant au pouvoir et en démontrant qu'ils sont des incapables. Nous sommes toujours, comme en 1848, l'opposition de l'avenir et nous devons donc avoir au gouvernement le plus extrême des partis actuels avant que nous puissions devenir vis-à-vis de lui l'opposition actuelle. La stagnation politique c'est-à-dire la lutte sans effet ni but des partis officiels telle qu'elle se pratique à l'heure actuelle - ne peut pas nous servir à la longue, comme le ferait un combat progressif de ces partis tendant au fur et à mesure à un glissement vers la gauche. (...) Ce qui importe avant tout, c'est que le champ soit de plus en plus net pour la bataille décisive et la position des partis claire et pure. Dans cette évolution lente, mais irrésistible de la république française, je tiens pour inévitable ce résultat final: opposition entre les bourgeois radicaux jouant aux socialistes et les ouvriers vraiment révolutionnaires.” (Engels à A. Bebel, Londres, le 6 juin 1884)

La loi fondamentale de la révolution, confirmée par toutes les révolutions et notamment par les trois révolutions russes du XXe siècle, est celle-ci : pour que la révolution ait lieu, il ne suffit pas que les masses exploitées et opprimées prennent conscience de l'impossibilité de vivre comme autrefois et réclament des changements. Pour que la révolution ait lieu, il est indispensable que les exploiteurs ne puissent pas vivre et gouverner comme autrefois. C'est seulement lorsque « ceux d'en bas » ne veulent plus et que « ceux d'en haut » ne peuvent plus vivre à l'ancienne manière, c'est alors seulement que la révolution peut triompher. En d'autres termes, cette vérité c'est que : la révolution est impossible sans une crise de toute la nation (affectant exploités et exploiteurs). Donc, pour qu'une révolution ait lieu, il faut, premièrement, obtenir que la majorité des ouvriers (ou, en tout cas, la majorité des ouvriers conscients, pensants, politiquement actifs) ait compris parfaitement la nécessité de la révolution et soit prête à mourir pour elle ; il faut ensuite que les classes dirigeantes traversent une crise gouvernementale qui attire à la politique jusqu'aux masses les plus retardataires (l'indice de toute vraie révolution est une rapide élévation au décuple, ou même au centuple, du nombre des hommes aptes à la lutte politique parmi la masse laborieuse et opprimée, jusque-là apathique), qui affaiblit le gouvernement et rend possible pour les révolutionnaires son prompt renversement.

(...)

Pour que vraiment la classe tout entière, pour que vraiment les larges masses de travailleurs et d'opprimés par le Capital en arrivent à prendre une telle position, la seule propagande, la seule agitation ne suffisent pas. Pour cela, il faut que ces masses fassent leur propre expérience politique. Telle est la loi fondamentale de toutes les grandes révolutions, confirmée maintenant avec une force et un relief saisissants non seulement par la Russie mais aussi par l'Allemagne. Il a fallu que non seule ment les masses ignorantes, souvent illettrées de Russie mais aussi les masses d'Allemagne hautement cultivées, sans un seul analphabète, éprouvent à leurs dépens toute la faiblesse, toute la veulerie, toute l'impuissance, toute la servilité devant la bourgeoisie, toute la lâcheté du gouvernement des paladins de la IIe Internationale, tout le caractère inévitable de la dictature des ultra-réactionnaires (Kornilov en Russie, Kapp et consorts en Allemagne), seule alternative en face de la dictature du prolétariat, pour se tourner résolument vers le communisme.

(...)

Il faut encore savoir si les forces historiques agissantes de toutes les classes, absolument de toutes les classes sans exception d'une société donnée, ont été mises en place de façon que la bataille décisive soit déjà parfaitement mûre — de façon 1) que toutes les forces de classe qui nous sont hostiles soient suffisamment en difficulté, se soient suffisamment entre-déchirées, soient suffisamment affaiblies par une lutte qui est au-dessus de leurs moyens ; 2) que tous les éléments intermédiaires hésitants, chancelants, inconstants, c'est-à-dire la petite bourgeoisie, la démocratie petite-bourgeoise par opposition à la bourgeoisie, se soient suffisamment démasqués devant le peuple, suffisamment déshonorés par leur faillite pratique ; 3) qu'au sein du prolétariat soit né et se soit développé un puissant mouvement d'opinion en faveur du soutien aux actions révolutionnaires les plus décisives, les plus résolument hardies contre la bourgeoisie. C'est alors que la révolution est mûre ; c'est alors que notre victoire, si nous avons bien tenu compte de toutes les conditions indiquées, sommairement esquissées plus haut, et si nous avons bien choisi le moment, notre victoire est assurée.
” (Lénine, La maladie infantile du communisme, le "gauchisme", 1920)


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Ce site entend donner aux communistes les outils intellectuels et idéologiques du marxisme-léninisme. A son époque déjà, Lénine notait "la diffusion inouïe des déformations du marxisme", il concluait que "notre tâche est tout d'abord de rétablir la doctrine de Marx". Ces éléments théoriques ont pour but de participer à la formation des jeunes cadres dont le parti du marxisme révolutionnaire aura besoin en France au cours des prochaines années. A son époque, Marx remarquait déjà "qu'en France, l’absence de base théorique et de bon sens politique se fait généralement sentir". Le manque de formation marxiste-léniniste est un obsctacle majeur à la construction d'un futur parti et un terreau fertile au maintien (voire au retour) des thèses réformistes, révisionnistes, opportunistes qui occupent actuellement tout le terrain sous une multitude de formes. Ce site n'est qu'une initiation au marxisme-léninisme. Les textes ne sont pas suffisants à la maîtrise du marxisme, ils sont une tentative de vulgarisation, d'explication de la pensée marxiste, ainsi qu'un éclairage de l'actualité à l'aide de cet outil. Il va de soi qu'une lecture des classiques du marxisme-léninisme est indispensable.

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